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Miette et les livres (et d'autres choses aussi)
J'ai découvert Neil Gaiman grâce à Terry Pratchett en lisant De bons présages qu'ils ont écrit ensemble. J'avais adoré ce roman dans lequel Dieu et Satan décident que la fin du monde sera pour la fin de l'année 1999. Pour ça, ils envoient sur Terre Aziraphale (ange, bibliophile et libraire à mi-temps) et Rampa (démon, lunettes noires, Bentley et bottes en peau de serpent). Imaginez un peu le tableau!
J'ai lu aussi Nerverwhere qui est tout aussi bien. L'histoire se passe dans un Londres d'en-bas, sous le Londres actuel, dans lequel vit un peuple invisible aux yeux des mortels, organisé, hiérarchisé, au côté des rats qui jouent un rôle prépondérant.
Au départ, Nerverwhere était une série télévisée anglaise de six épisodes écrite par Neil Gaiman et diffusée à la BBC en 1996. Apparemment, une adaptation cinématographique est prévue pour 2007.
Stardust est peut être le livre le plus à part de l'oeuvre de Neil Gaiman (parmi ce que j'ai lu). Ici, pas de dieux descendus sur Terre mais un royaume des fées. Le petit village de Wall est séparé de Féerie, le pays magique, par un grand mur. Le passage entre les deux mondes n'est ouvert qu'une fois tous les 9 ans, à l'occasion de la grande foire de Wall. Tristram Thorn en profite pour se rendre dans le royaume des fées d'où il compte ramener une étoile filante pour conquérir le coeur de la plus belle fille du village.
Très belle histoire.
Dans Amercian Gods, Neil Gaiman met en scène Ombre qui se retrouve au centre d'un conflit entre Dieux antiques et nouveaux Dieux aux Etats-Unis. On y retrouve le style surprenant et original de Neil Gaiman, une histoire pleine d'idées, de rebondissements, des personnages iconoclastes...
J'ai moins accroché à ce roman qu'au trois autres. J'ai mis au moins deux semaines à le lire. Je n'aime pas quand je n'avance pas dans ma lecture, quand je n'arrive pas vraiment à entrer dans un livre. On n'aborde pas un livre de Neil Gaiman comme n'importe quel autre livre. Il faut se mettre dans une certaine disposition d'esprit. Ca se fait tout seul d'habitude mais là je ne sais pas ce qui s'est passé, ca n'a pas marché. J'ai donc lu les 600 pages machinalement, comme on finit une tâche entamée, avec hâte d'arriver à la fin, pour comprendre. A mesure de ma lecture, tout devenait de plus en plus absurde et déjanté et j'ai survolé le livre jusqu'à la fin (que je pense ne pas avoir comprise). Ca m'énerve d'être comme ça quand je lis, de passer à côté d'un livre sans savoir pourquoi. Je ne me fais pas plaisir. Et si je lis des livres, c'est bien pour me faire plaisir. Il faudra peut être que je le relise à un moment où j'aurai la tête vide pour voir si j'accroche mieux.
En plus, il a eu plein de prix (dont je ne soupçonnais pas l'existence)
- Prix Hugo, Nebula, Bram Stoker 2002
- Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2002
- Pris Bob Morane du meilleur roman étranger 2003.
Mais les prix, ca ne veut pas forcément dire grand-chose.
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